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Communauté de Communes des Corbières

La chapelle Notre Dame de l’Olive d'Embres

La chapelle et ses abords sont inscrits au titre de la loi du 2 mai 1930 (art. L.341-1 à 22 du code de l’environnement).

La Chapelle, située sur la commune d’Embres est accessible par la route de Saint Jean de Barrou à Feuilla. Des Pèlerinages ont lieu tous les ans, le 15 Août et le 8 Septembre pour la fête de la Nativité de Notre Dame. Avec celui à Notre Dame de Faste, le lundi de Pentecôte, ce sont parmi les derniers pèlerinages accomplis autrefois dans nos Corbières.

Origine légendaire de la chapelle :

La plus connue date du XIIe siècle, époque où la littérature des Chansons de Gestes met en scène les exploits de Roland et Olivier, compagnons ou Comtes de Charlemagne. Selon l’historien Gauthier Langlois, le Roman de Notre Dame de Lagrasse situe l’action de Charlemagne, Roland et Olivier dans les Corbières.
Victorieux des Sarrazins, contre lesquels il guerroyait, Olivier lança son épée, et là où elle retomba fit construire une chapelle, selon le voeu qu’il avait fait à Notre Dame. Ces Chansons et Légendes faisant remonter toutes choses à Charlemagne étaient utilisées par les familles seigneuriales, comme les Termes ou les Trencavel, afin d’assurer la légitimité de leur domination et de leur lignage. Cependant, le petit cimetière qui entoure la chapelle recèle des tombes wisigothiques et la base du mur nord révèle un appareil en épi contemporain des tombes. Cet appareil en épi se retrouve à Sainte Raphine près de Durban. Les Wisigoths battus par Clovis à Vouillé en 507, eurent pour capitale Toulouse, Narbonne et Tolède, jusqu’à leur défaite contre les Arabes, en 711.
Ils fusionnèrent avec les populations locales. Leur présence est attestée en divers lieux de la contrée, dont le site de l’Olive.

Architecture :

Le bâtiment restauré à plusieurs reprises, enduit au ciment n’est révélateur d’aucun style architectural précis. Des arcades romanes s’appuient sur le mur Nord où l’on peut voir la trace d’une «porte des morts». La porte actuelle appartient à une restauration de 1806. Ce chiffre figure sur le mur pignon. Le chevet est dissimulé par la sacristie et l’ermitage. Celui ci fut occupé jusqu’en 1900. Cette construction aurait appartenu aux «bénédictins blancs» ou Olivétains, ordre fondé en Italie, sur le Monte Oliveto en 1319. D’où l’appellation «Notre Dame de l’Olive». Un groupe de fidèles, à la suite de M. PEYRE, décédé en 1982, a restauré le sanctuaire : réfection de la charpente et de la toiture.

Le pèlerinage :

La statue de Notre Dame de l ’Olive porte l’Enfant Jésus dans la main gauche et un rameau d’olivier dans la main droite. Marie, mère féconde porte un enfant et des fruits. Peut-être faut- il voir dans les nombreux pèlerinages ruraux vers la Mère de Dieu, la sacralisation de cette fécondité et l’espérance de la bénédiction de Notre Dame sur les récoltes, les raisins, ou les olives. Le culte de la Mère de Dieu est très présent dans la région : l’Abbaye de Lagrasse dont les donations sont confirmées par Charlemagne en 779 est dénommée Sainte Marie d’Orbieu, et l’Abbaye fondée par Ermengarde de Narbonne au XIIe siècle est baptisée Notre Dame de Fontfroide. On dénombre plusieurs sanctuaires mariaux par canton, dont l’Olive pour le Canton de Durban.

Source :

Lurio des 4 saisons, l'écho de la Berre à la Nielle n°19 - Communauté de Communes de la contrée de Durban-Corbières et Lurio-addl - Imprimerie AEC

La conque, mi-cultivée, mi-sauvage, qui lui sert de cadre, met en valeur cette modeste église, entourée de cyprès, d'oliviers et de pins.
Quoique par son architecture, elle soit fort modeste, elle n'en est pas moins intéressante par son emplacement et par les souvenirs qu'elle évoque.
On dit que ces lieux furent le théâtre, entre le comte Olivier, lieutenant de Pépin le Bref, et les Sarrazins, d'un combat où l'armée chrétienne sortit victorieuse. Son chef Olivier aurait donné son nom à la chapelle élevée en témoignage de reconnaissance. "O l'espada toumbara, una capella si bastira" (où l'épée tombera, une chapelle se bâtira), selon le dicton du pays. Mais on peut également penser que son nom lui vient de son appartenance à l'ordre des Olivétains.
Cette église, qouique isolée, fut paroisse, comme en témoigne le petit cimetière qui l'entoure. Cimetière fort ancien, si l'on en juge par la butte qu'il forme, car au cours des siècles on l'a souvent surchargé de terre. On y voit apparaître, de-ci de-là, quelques tombes à pierres dressées, de type wisigothique.
Contre le chevet se blottit de part et d'autre, une sacristie et un ermitage où vivait un ermite jusqu'en 1900.
Un groupe de fidèles, à la suite de M. Peyre, mort en 1982, s'est donné à coeur de restaurer ce vénérable monument et de refaire à neuf la charpente et la toiture.
L'édifice a subi de nombreux remaniements. On s'aperçoit en particulier que le mur Sud, épaulé de contreforts, est d'époque récente et qu'en le déplaçant vers le Sud, on a également déplacé le sanctuaire.
Mais le mur Nord, avec des assises d'appareil en épis, est peut-être contemporain des tombes à lauzes et donc de haute époque. Il a été contreforté à l'intérieur par deux arcades saillantes qui sont probablement romanes. On voit se dessiner dans ce mur, une porte qui, s'ouvrant au Nord, était sans doute la porte des morts. Quant à la porte d'accès actuelle, elle date de la restauration de 1806, chiffre inscrit sur le mur pignon.
On vénérait ici une statue en bois polychrome d'une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle. Hélas elle a été volée en 1980.

Source :

Les Corbières - Abbé J. GIRY - A.-F. MARE-VENE - M. BOUILLE - Imprimerie COOPIM

 

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